VIENS, on s’fait LA MALLE
en Martinique !

CA Y EST, L’AVENTURE COMMENCE MAINTENANT !

Il est 9h55, ce 30 avril 2026 à Bordeaux, direction Paris.

Dans ma valise cabine, pas de garde-robe XXL. Juste l’essentiel : un paréo, trois maillots de bain, quatre pantalons, six tee-shirts, une robe de plage, de l’ecran total, des lingettes, mon fidèle parfum et ce livre incroyable « La Montagne c’est toi » peut-être d’ailleurs que c’est à cause de lui ou grâce à lui que je fais ce voyage !

Bon, j’avoue juste avant le départ, je suis quand même passée préparer ma peau chez Point Soleil. Tant qu’à partir sous les tropiques, autant ne pas débarquer aussi blanche qu’une noix de coco.

Mathieu avec plateau de viandes pour préparer un barbecue Boucherie maury

Le plus dur ? Refermer la valise.

Le plus excitant ? Tout le reste.

Derrière les hublots d’Air France m’attendent les plages, les palmiers et les marchés qui sentent bon le rhum et les épices, des couchers de soleil qui font oublier l’heure et cette sensation incomparable d’être enfin ailleurs.

Alors si vous avez envie de mettre un peu de soleil dans votre quotidien, attachez votre ceinture.

Je vous emmène.

Honnêtement ? Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Et c’est peut-être ça le secret de la Martinique : elle vous surprend, tout simplement.

L’île s’appelle Madinina, l’île aux fleurs  dans la langue des Kalinagos, ses premiers habitants. Un nom qui lui va si bien. Colonisée par les Français au XVII siècle, marquée par des siècles de culture sucrière et d’esclavage jusqu’à l’abolition de 1848, la Martinique porte une histoire dense. Mais ce qu’on ressent sur place, c’est surtout un mélange fascinant de cultures africaines, européennes, indiennes et caribéennes, une richesse qui se vit à chaque coin de rue.

L’Habitation Clément en est le parfait symbole. Ancienne habitation sucrière et rhumière, elle est aujourd’hui un écrin de culture : maison créole, jardins tropicaux et art contemporain sous les manguiers. C’est là que j’ai découvert le mot «béké», qui désigne les descendants des premières familles européennes installées sur l’île. L’Habitation Clément appartient aujourd’hui au groupe Bernard Hayot, issu d’une famille békée martiniquaise. Une visite qui marque, parce qu’elle raconte à la fois les blessures du passé et la vitalité du présent.

Mais mon vrai coup de cœur, c’est la plage des Salines. Un paradis de sable blanc, d’eaux turquoises et de cocotiers qui vibrent au son du zouk. On comprend pourquoi elle figure parmi les plus belles plages des Caraïbes. C’est là, chez Suzette, que j’ai goûté mon premier poulet boucané et dégusté les meilleurs accras de mon séjour, les pieds dans le sable.

Au détour des routes, j’ai aussi croisé de nombreuses maisons créoles laissées à l’abandon. Je dois avouer que cela m’a un peu attristée. Avec leurs jolies couleurs et leur charme unique, elles mériteraient de retrouver une seconde vie.

Et puis il y a tous ces petits plaisirs qui font le charme de l’île. J’ai découvert les fameux lolos de plage, ces petits restaurants typiques où l’on s’installe face à la mer pour déguster les spécialités locales. C’est d’ailleurs à La Ronde des Yoles, chez Hector et Jacqueline, que j’ai goûté mon premier bokit. Un délice !

Sur les plages, les palmiers vibrent au son du zouk tandis que les familles se retrouvent régulièrement autour de grands barbecues. Et impossible de ne pas remarquer les « sucriers », ces petits oiseaux noirs au ventre jaune qui viennent volontiers partager du sucre avec les vacanciers.

Je vous laisse imaginer mon voyage avec ce magnifique coucher de soleil. Il serait bien trop long de raconter ces huit jours, mais j’avais envie de vous partager un peu de mon aventure.